16/10
Les agriculteurs en colère…
Un laboureur, sentant sa mort prochaine, enfourcha son tracteur et chercha des témoins… Si notre fabuliste Jean,
axonais et casteltéodoricien de son état, avait vécu au 21ème siècle, il aurait peut-être commencé son récit de la sorte.
Il aurait fait abstraction des enfants du laboureur puisque chacun sait qu’un enfant d’agriculteur risque plus de devenir instituteur, ingénieur ou médecin que paysan; pas fou le gosse !
Sachez, mesdames et messieurs des champs que je suis solidaire de votre combat, et que cela ne m’amuse pas de vous savoir en difficulté. Cependant, je dois avouer que vous me plongez dans une perplexité monstre. je vous laisse juge:
Nous sommes à Colmar, ville moyenne et tranquille s’il en est.
Nous sommes prévenus, ça va barder ! Evitez le centre ville, les culs terreux débarquent ! Circulation chamboulée, présence policière, et préfecture en état de siège.
Chouette, il va y avoir du sport ! Et puis, le salon de l’agriculture, nous, on ne le voit qu’à la télé, alors, c’est bien, on va se rattraper…
Bon, pour le salon, c’est bernique, et crotte de bique. Mais pour le reste, ils sont venus les bouseux.
Alors, je le répète, oui les copains, vous avez raison, mais… Quelle surprise !
Plus de trois cents tracteurs… Et au moins 90% de matériel neuf ! Bien propre ! Plus récent que mes bagnoles !
A se demander si le niveau d’huile ne serait pas comparable au niveau de vie. En tout cas, ça en jette !
Et les 10% restants ?
Sur le cul, j’étais… De vieilles machines pourries et sales… Toutes estampillées de l’union des viticulteurs d’Alsace !!!
Y’aurait pas un peu du foutage de gueule ? Non mais, comme ça, pour dire…
Allez, en attendant, je dis aussi: Sarkozy, je ne veux pas que meure notre agriculture !

