30/12
La taxe carbone, victime de la grippe H1N1.
Dans le match qui oppose CO2 et H1N1, ce dernier inscrit un point. Les membres du conseil constitutionnel, viennent de prendre la taxe carbone en grippe. Voilà qui fait du bruit. Pourtant les membres de cette vénérable institution sont tous d’un âge non pas canonique, mais respectable. Théoriquement, ils auraient dû être vaccinés au tout début de la campagne et, sur ce coup là, on ne pourra pas invoquer une pénurie de vaccin.
En attendant, pour les grandes manœuvres, les Rocard, Juppé, Sarkozy et consorts, ce n’est pas jour de gloire. Comment ont-ils pu oublier qu’un conseil de sages veillait à l’équité de tout nouveau système ?
Deux anciens premiers ministres, un président de la république infaillible, des sommes exorbitantes dépensées pour en arriver là. Chapeau bas, messieurs mesdames les conseillers de tout poil.
Et l’écologie là-dedans ?
Contrairement à la première impression, elle pourrait en sortir renforcée. Ce qui a fait tousser les sages, c’est surtout l’inefficacité de la mesure, liée aux trop grandes exemptions touchant les principaux pollueurs. (Transporteurs, raffineurs…) Ils ont demandé un renforcement de la contrainte sur ces cibles là. Ouf, on respire.
Sauf que, la taxe carbone pour les ménages représente déjà un effort non négligeable. S’il faut y ajouter une hausse des coûts du transport, répercutée sur les prix à la consommation, on retombe sur l’écueil qui avait engendré les exonérations… Le serpent ne se mordrait-il pas la queue, et ne muterait-il pas en serpent de mer ?
En attendant le prochain texte annoncé pour dans quelques semaines, le match CO2, H1N1 continue. La planète ne va pas bien, et l’économie reste souffrante… Match nul.

