05/10
La faillite des banques…
Derrière les belles vitrines bancaires, les tours de verre, les enseignes prestigieuses; c’est la panique.
Dexia s’apprête à être démantelée et on découvre l’ampleur du mal.
Les banques ont tellement d’avoirs “pourris” - des créances qui ne reposent sur rien; des montants pris en compte mais qui ne seront jamais que du papier - qu’aujourd’hui, leurs fonds propres sont insuffisants à leur fonctionnement.
Du coup; qui appellent-elles à leur secours ? Les Etats !
Ces mêmes états qu’elles traitaient par le mépris quand il s’agissait éventuellement de distribuer un peu moins de dividende pour un peu plus d’impôts.
Là, généreusement, les banques distribuent leur déficit.
Donc, les Etats doivent sauver les banques…
Sauf que, en quasi faillite, eux aussi, la martingale semble mitée.
Qu’à cela ne tienne, les Etats, pour sauver les banques, emprunteront !
A qui ?
Aux banques !
Oui, mais à d’autres, à des bonnes banques… Chinoises, par exemple… Mais ce n’est qu’un exemple.
Qui à leur tour deviendront des banques peu sûres puisque détentrices de créances de pays en faillites investies sur des banques ruinées.
Faudra juste un jour que nous soyons capables de trancher ce lien idiot qui nous relie aux banques d’affaires.
Que l’on revienne au rôle premier des établissements de crédit qui est d’aider et d’accompagner financièrement les projets, les dynamismes, et non d’inventer des produits financiers géniaux.
Pour ce faire, malheureusement, il faudra un fort encadrement de l’Etat.
Le libéralisme débridé a échoué. Qui aura l’humilité de le reconnaître ?

