L’Ile Hareng

04/08

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Eric Woerth et César

Faut-il rendre à César, ce qui appartenait à César ? C’est la question qu’Eric Woerth semble avoir tranchée en 2008 lors de la succession du sculpteur. La petite ristourne fiscale se monte, selon la presse, à 27 millions d’Euros, somme qui, a échappé au budget de l’Etat, l’année même où le premier ministre déclarait la république en quasi faillite !

Monsieur Woerth viendra, dans peu de temps, nier toute intervention; bien entendu.

Puis, il concèdera le geste, mais le justifiera par une mesure d’équité et de justice sociale, bien entendu.

En effet, tout contribuable peut déduire de ses impôts le montant de ses cotisations syndicales. De même, pour le sculpteur César, ses “cotisations” à l’UMP lui ont été rendues de manière post mortem… Justice.

Et puis, il y a la culture.

Et là, le résultat est flagrant. Avec cette ristourne fiscale, la dernière oeuvre posthume de César est aujourd’hui à la portée de tous; dans le journal, et même dans “Libération”: “la compression du budget de l’Etat.” (César 2008)

Si ce n’est pas là faire oeuvre de clairvoyance et de justice sociale, au nom de l’éveil culturel du peuple français !

Merci qui ? Merci Eric !

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