30/01
De Villepin, mieux comprendre l’affaire Clearstream.
Hier De Villepin était blanchi, demain, il devra laver plus blanc que blanc… Notre république aurait-elle pu s’éviter les frais d’une telle affaire politico-judiciaire, sûrement.
A l’origine de l’affaire, il n’y a rien. Clearstream existe, c’est une société qui fait des magouilles comme d’autres font de la charcuterie, et elle fait des bénéfices comme d’autres font des licenciements et des délocalisations. Jusque là, tout est normal et rien ne prête à critique.
Un jour, un informaticien “trouve” un listing compromettant.
Là, il faut expliquer que tant que les magouilles ne concernent que des gros planqués de capitalistes, des maffieux ou des tricheurs, tout le monde s’en fout. Mais dès qu’on croit tenir un nos copains ou de nos peoples dans la nasse, les dents s’aiguisent.
Du coup, le listing devient intéressant, il comporte quelques notables qu’on n’a pas réussi à coincer pour fraude fiscale lors du dernier contrôle.
“Ah, si seulement, on pouvait y trouver Nicolas et quelques uns de ses potes”, soupire machinalement Dominique…
Un soupir qui ne tombe pas dans l’oreille d’un sourd. L’informaticien, dont chacun sait et loue la droiture, se pointe donc avec une deuxième page qui comporte, Ô miracle de la technologie, des noms au parfum de scandale, et là, c’est l’effet “Impulse”.
Alors, la guerre larvée entre ces deux prétendant au titre de “Dieu vivant” est déclarée, et le peuple paie les factures de la connerie politique. Qui aura l’appareil le plus fort pour déconsidérer l’autre auprès des électeurs, voilà en quelques mots, résumée la gabegie.
Le peuple n’a pas à se plaindre. on lui a offert un vaccin contre, que, si, des fois, une grippe l’aurait peut-être menacé. On est en train d’écrire noir sur blanc qui en fait vraiment partie et qu’est-ce que ça veut dire d’être du peuple. Et en plus, on va bientôt faire enlever le voile qui gène ceux qui ne le porte pas.
Donc, si De Villepin préfère le carrelage au parquet, c’est pas l’affaire du peuple.
Je lance, comme le Parquet, moi aussi un appel: Mesdames et messieurs les journalistes, mes amis, mes frères; et si vous n’alliez plus suivre cette affaire ?
Et si vous vous intéressiez davantage ou exclusivement aux difficultés ou aux joies des français ?
Vous imaginez ? De Villepin arrivant au tribunal avec sa famille et son discours… Personne. Pas un journaliste ! Il regarde sa montre, une porte s’ouvre, il doit entrer au tribunal… Il sort… Personne.
Vous imaginez ? Sarkozy obligé de parler lui même de Clearstream. Pas une question, pas une allusion. Dès qu’il prend l’initiative d’en parler, personne ne relève, on détourne même la conversation…
Putain la gifle.
Allez savoir si on n’y gagnerait pas, tous, en efficacité.

